deux jeunes moines assis sur des marches en pierre à l’entrée d’un temple

Le voyage du cœur

İlhan Eroğlu

Alors que le soleil se couche sur l’État de Rakhine, au Myanmar, le photographe de voyage et de paysages professionnel İlhan Eroğlu tourne son objectif vers les anciens temples qui affleurent à la surface de la jungle entourant Mrauk U. À travers la brume et l’objectif FE 70-200 mm f/2.8 GM OSS de son Sony Alpha 7R IV, il choisit d’immortaliser deux enfants moines vêtus de toges rouges, assis sur les marches qui mènent à l’un des temples. « Le moment était magique », se souvient-il, « comme si je voyageais dans le temps. Toutes les difficultés, les risques et l’angoisse du voyage valaient le coup. »

habitants du myanmar tirant un bateau dans une rivière au milieu de la forêt

© İlhan Eroğlu | Sony α7R III + FE 16-35mm f/2.8 GM | 1/200s @ f/4.5, ISO 320

En équilibre entre risque et récompense, une approche sur le fil bien connue des photographes de voyage, İlhan s’est rendu dans la ville grâce à des guides locaux, en passant par des rivières et sous le regard attentif de patrouilles armées. Mrauk U, autrefois la ville la plus puissante de la région, fait maintenant partie du patrimoine mondial de l’UNESCO. Elle était cependant fermée aux touristes au moment où İlhan s’y est rendu, dans le cadre de son expédition au Myanmar. « Dans les agences de voyages que j’ai contactées », explique-t-il, « on m’a dit que c’était une destination dangereuse à cause des combats qui faisaient rage entre le gouvernement et l’armée d’Arakan. »

Loin de se laisser décourager, il s’est alors entendu avec le propriétaire d’un hôtel à Mrauk U pour voyager sur ce qu’il qualifie du « ferry le plus vieux et le plus sale » qu’il lui ait jamais été donné de voir. « Les sièges étaient quasiment engloutis par l’eau, et seule une autre étrangère se trouvait à bord. Elle travaillait pour les Nations Unies, et s’est étonnée de nous voir embarqués dans cette expédition. Nous y avons passé trois nuits durant lesquelles l’anxiété des passagers était palpable. Nous pouvions entendre des bombes exploser au loin, et il était strictement interdit de sortir après la tombée de la nuit. À chaque fois que nous passions devant les soldats fatigués accrochés à leurs vieux fusils, nous n’osions plus respirer. »

habitante du myanmar sur un bateau inspectant des tissus colorés

© İlhan Eroğlu | Sony α7R III + FE 16-35mm f/2.8 GM | 1/160s @ f/7.1, ISO 100

Malgré la tension ambiante, le photographe était résolu à tirer le meilleur parti de cette occasion pour produire des images de voyage aussi fantastiques qu’à son habitude. « Même dans un lieu aussi petit et éloigné, j’ai rencontré d’autres professionnels qui m’ont indiqué comment trouver les endroits que je voulais capturer », s’émerveille İlhan. « En général, je préfère me rendre sur les lieux exacts de mes clichés au moins un jour avant, afin de calculer le temps nécessaire pour y accéder et pour mettre l’équipement en place. De cette manière, je ne rate pas la fenêtre idéale de ma photo. Ensuite, il ne reste plus qu’à utiliser le bon matériel, à bien travailler la composition et à espérer que la météo se range de mon côté ! »

L’une des images qu’İlhan a prises pendant son séjour montre le style de l’artiste dans la composition et les couleurs.

« Nous avons aperçu ces petits moines en train de jouer sur les murs d’un immense temple blanc, à la pagode Hsinbyume », raconte-t-il. « Pris avec l’Alpha 7R III et un objectif FE 16-35 mm f/2.8 GM, les toges rouges et le temple immaculé provoquent un contraste saisissant, du genre de ceux que je recherche souvent lors de mes photos de voyages et de paysages. Je puise l’inspiration dans le travail de nombreux peintres, qui influencent aussi la façon dont j’utilise la lumière et les ombres. »
trois jeunes moines franchissant d’un bond les creux de murs en pierre blanche

© İlhan Eroğlu | Sony α7R III + FE 24-70mm f/2.8 GM | 1/500s @ f/10, ISO 160

Pour l’aider à capturer toute la beauté des sites qu’il visite, İlhan s’appuie sur plusieurs fonctionnalités clés de ses appareils photo Sony Alpha. « Au cours de ce projet, j’ai utilisé tour à tour l’Alpha 7R III et l’Alpha 7R IV », déclare-t-il, « qui sont des modèles parfaitement adaptés au voyage. En plus de leur haute résolution, les capteurs offrent une gamme dynamique incroyable qui me permet de conserver tous les détails que je veux dans les zones d’ombre ou de lumière. Je suis également très satisfait du résultat fantastique obtenu en conditions de faible luminosité, comme sur les photos nocturnes, ou dans les temples et les forêts. »

C’est aussi cette maîtrise des fonctionnalités qui fait le succès d’İlhan, qui profite de l’autonomie prolongée de la batterie des Alpha 7R III et 7R IV. Il peut ainsi prendre des clichés pendant des jours, sans avoir besoin de la recharger. « La conception de l’Alpha 7R IV en particulier », ajoute-t-il, « est si ergonomique que je peux l’utiliser pendant plusieurs heures d’affilée sans aucune sensation d’inconfort. »

trois moines vêtus de rouge devant un temple

© İlhan Eroğlu | Sony α7R III + FE 24-70mm f/2.8 GM | 1/200s @ f/8.0, ISO 200

Associés à ses boîtiers Alpha, trois modèles G Master constituent ses principaux objectifs lors de ses projets de voyages : le FE 16-35 mm f/2.8 GM, le FE 24-70 mm f/2.8 GM et le FE 70-200 mm f/2.8 GM OSS. « Ce que j’apprécie dans le FE 70-200 mm, c’est qu’il permet de créer des compositions à différents niveaux », nous confie-t-il, « notamment d’accentuer la différence entre le premier plan et l’arrière-plan. Le FE 16-35 mm, lui, n’a pas son pareil dans les environnements réduits comme l’intérieur des temples, tandis que le FE 24-70 mm s’adapte de manière exceptionnelle à toutes sortes de situations, qu’il s’agisse de panoramas ou de portraits. »

Armé de tout le matériel nécessaire à l’élaboration d’images créatives et artistiques, İlhan, dont la soif d’aventures est plus prononcée que jamais, est impatient de partager davantage d’histoires de voyages dans un futur proche, avec des excursions prévues au Japon, en Toscane, dans les Îles Féroé et en Alaska. « Je ne saurais dire exactement ce que le public attend de voir dans une belle photo de voyage », conclut-il, « mais la plupart de mes clichés immortalisent des lieux qui m’inspirent vraiment ou qui me font ressentir des émotions fortes. C’est cela que je conseillerais à mon jeune moi, si je le rencontrais : de se rendre dans les contrées lointaines où ses rêves le portent, pour prendre en photo tout ce qui fait battre son cœur. »

İlhan Eroğlu

İlhan Eroğlu | Turkey

"The world is a huge canvas for me. In every country I visit, I paint my own pictures by taking photos"

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