petter asko naess avec son appareil photo sony

Des objectifs poids plume pour aller plus loin

Petter Askø Næss

Lorsque Sony Europe m’a demandé de tester les nouveaux objectifs Sony FE 400mm f/4.5 GM OSS et FE 600mm f/6.3 GM OSS, je me suis senti très honoré et reconnaissant de cette opportunité.

© Petter Askø Næss

J’étais plein de joie, d’excitation et de nervosité. En tant que photographe et réalisateur, j’aspire en permanence à faire de mon mieux et à repousser mes propres limites et celles de mon matériel – en particulier lorsque Sony me contacte pour un projet spécifique. Je cherche toujours avant tout à capturer la personnalité de mes sujets et à les mettre en lumière comme des héros au sein de leur habitat naturel, sans jamais nuire au bien-être de la faune sauvage.

Avec moins de dix jours pour créer ce contenu, je me sentais un peu sous pression. Trouverais-je des animaux sauvages à photographier ? Quel temps ferait-il ? Je vis dans une cabane à 1 100 mètres d’altitude dans les montagnes d’Ål, au cœur du district norvégien de Hallingdal, où la faune est incroyablement farouche. Je devais donc faire un maximum de recherches en attendant l’arrivée du matériel. En plus de cela, je venais de me faire opérer de l’appendicite et mon médecin m’avait strictement interdit toute charge lourde pendant quatre semaines. Pendant mon séjour à l’hôpital et ma convalescence, c’est mon père, une vraie crème, qui est allé faire ces recherches pour moi dans la forêt primaire et les montagnes. Sans lui, j’aurais eu bien du mal à détecter la faune dans les temps pour ce projet. Merci beaucoup, Papa !

mésangeai imitateur au repos sur une souche d’arbre © Petter Askø Næss | Sony α1 II + FE 600mm f/6.3 GM OSS | 1/1000s @ f/6.3, ISO 1250

Je savais que ces objectifs seraient compacts et légers, mais j’ai quand même été soufflé lorsque je les ai sortis de leur boîte. Habitué au Sony FE 300mm f/2.8 GM OSS, je les ai tout de suite trouvés familiers – à part en termes de format et de poids. Ils offrent une qualité de construction, un équilibre, des boutons et une maniabilité exceptionnels, avec les incroyables performances G Master dans des objectifs de moins d’un kilogramme. Ce qui m’a le plus frappé, c’est l’énorme sentiment de liberté qu’ils me donnent, avec une portée exceptionnelle dans un boîtier extrêmement compact. Il suffit de les attraper en sortant et on ne rate jamais une photo.

mésangeai imitateur posé sur un appareil photo et un objectif sony © Petter Askø Næss

Lorsque j’ai reçu les objectifs, je suis sorti immédiatement malgré la forte pluie et la faible luminosité, ce qui a en fait joué en ma faveur : la météo m’a permis de tester l’étanchéité des objectifs, mais plus important encore, elle a ajouté de l’atmosphère et un aspect dramatique à mes images. C’est lors de cette session que j’ai pris certaines de mes photos préférées de mésangeai imitateur, avec les oiseaux en vol entourés de couleurs automnales et de gouttes de pluie. Les objectifs n’ont eu aucun problème avec la pluie, même si j’ai fini par les protéger par une housse, dans la mesure où ils m’étaient confiés en prêt. J’aimerais aussi les essayer dans la neige et par temps froid.

mésangeai imitateur sur le point de se poser sur une souche d’arbre © Petter Askø Næss | Sony α1 II + FE 400mm f/4.5 GM OSS | 1/3200s @ f/4.5, ISO 8000

Performances

L’un de mes principaux objectifs était de photographier les mésangeais imitateurs, mes oiseaux préférés. J’aime particulièrement les capturer en vol pour montrer leur magnifique plumage. J’ai passé des années à les observer dans la forêt primaire, mais malheureusement, leur population dans cette région a chuté de plus de moitié après l’abattage d’une grande partie de leur habitat. J’essaie de profiter de chaque instant avec eux tant que je le peux encore.

Pour ces photos, j’ai principalement utilisé le 400 mm, avant tout en raison de son ouverture plus rapide qui me permettait de maintenir une vitesse d’obturation élevée. Même avec ces réglages, j’utilisais un ISO de l’ordre de 8000 ou 10000, mais grâce au capteur de l’Alpha 1 II et à la réduction du bruit appliquée au moment des retouches, les clichés sont magnifiques. Plus important encore, la netteté et la clarté de l’objectif sont restées irréprochables.

mésangeai imitateur en plein vol © Petter Askø Næss | Sony α1 II + FE 400mm f/4.5 GM OSS | 1/3200s @ f/4.5, ISO 10000

La mise au point automatique peut avoir du mal à se faire dans des conditions de faible luminosité et sous la pluie, en particulier avec le verrouillage sur l’œil d’un oiseau en mouvement. Certains objectifs perdent le fil et font la mise au point sur les gouttes de pluie ou l’arrière-plan, mais le 400 mm s’est verrouillé sur les oiseaux en vol et m’a donné des résultats nets, même en rafales de 30 ips. Lorsqu’il devient difficile de choisir votre photo préférée parce qu’elles sont toutes nettes, c’est toujours bon signe. La qualité est vraiment au rendez-vous.

Le 600 mm m’a donné la même impression. Renards roux, mésangeais imitateurs, passereaux – la mise au point automatique se faisait parfaitement, exactement comme on l’attend d’un objectif G Master. Si je fais ma part en tant que photographe, ces objectifs font la leur. C’est ce que je demande à mon équipement, surtout lorsque j’ai la chance de tomber sur un moment absolument unique.

renard roux sur une colline © Petter Askø Næss | Sony α1 II + FE 600mm f/6.3 GM OSS | 1/2500s @ f/6.3, ISO 800

J’ai également utilisé les deux objectifs pour mon projet en cours sur le renard roux. Les renards sont farouches par chez nous, et ils apparaissent souvent lorsque la lumière a quasiment disparu. Ces objectifs n’ont pourtant eu aucun problème à suivre, à capter l’œil du renard et à me donner beaucoup de détails et un magnifique bokeh.

Ce qui m’a le plus surpris, c’est le sentiment de liberté que confèrent ces deux modèles. Prises de vues au ras du sol, ajustement de la composition, travail à la main, attente à plat ventre sur des rochers ou dans des marais humides, cachette dans les buissons, longue marche dans une forêt épaisse ou randonnée escarpée – tout semblait plus facile. Ces objectifs améliorent nettement le confort en conditions difficiles.

J’ai vraiment adoré ces deux objectifs pour photographier des passereaux. Le 400 mm est idéal pour les portraits contextualisés dans l’environnement, tandis que le 600 mm est parfait pour les gros plans plus intimes. Les deux font la mise au point à partir de 2,5 m, ce qui est très utile pour les sujets de petite taille.

très gros plan d’un renard roux © Petter Askø Næss | Sony α1 II + FE 600mm f/6.3 GM OSS | 1/200s @ f/6.3, ISO 2000

Qualité d’image

En un mot, la qualité d’image est phénoménale : netteté, contraste et couleurs incroyables, avec peu ou pas d’aberrations lors de mes tests. C’est l’extraordinaire qualité des modèles G Master. Le bokeh m’a également surpris. Même s’il s’agit d’objectifs f/4.5 et f/6.3, ils rendent les arrière-plans plus lisses que ce que j’avais imaginé, avec une belle séparation et une jolie démarcation 3D. Les sujets sont parfaitement nets et les arrière-plans onctueux.

renard roux dans un paysage âpre © Petter Askø Næss | Sony α1 II + FE 400mm f/4.5 GM OSS | 1/4000s @ f/4.5, ISO 4000

Téléobjectifs

Les performances au téléobjectif m’ont paru très similaires à celles obtenues avec mon 300 mm. J’ai clairement préféré le 1,4 x sur les deux objectifs, avec un ralentissement quasi-indétectable de la mise au point automatique et une excellente netteté. Le 2 x est également impressionnant, mais la qualité d’image en souffre très légèrement, comme on peut s’y attendre.

passereau au repos sur une souche d’arbre © Petter Askø Næss | Sony α1 II + FE 400mm f/4.5 GM OSS + 1.4x Teleconverter | 1/800s @ f/6.3, ISO 2500
gros plan d’un petit pinson du Nord © Petter Askø Næss | Sony α1 II + FE 600mm f/6.3 GM OSS + 2x Teleconverter | 1/1250s @ f/13, ISO 5000

Conclusions

J’aime tellement ces objectifs que je ne veux vraiment pas les renvoyer. Avoir autant de puissance et de portée dans un boîtier aussi compact est incroyable et libérateur. Cela me permet de me concentrer davantage sur l’expérience de la nature au lieu de m’épuiser à porter un équipement pesant. Ma brève rencontre avec un épervier m’a rappelé à quel point il est important d’avoir toujours son appareil sous la main, prêt à l’emploi. La scène n’ayant duré que 20 secondes, je l’aurais manquée si j’avais rangé mon appareil dans mon sac à dos.

Le choix d’utiliser l’un ou l’autre de ces objectifs est simple : leurs performances et leur qualité d’image sont très similaires, les principales différences résidant au niveau de la portée et de l’ouverture. Si vous avez généralement besoin de plus de portée, optez pour le FE 600mm f/6.3 GM OSS. Si vous pouvez vous approcher suffisamment de votre sujet et que vous souhaitez une ouverture plus rapide, choisissez le FE 400mm f/4.5 GM OSS.

petter asko naess tenant ses objectifs sony 400 et 600 gm.jpg © Petter Askø Næss

J’ai entamé ce projet moins de deux semaines après avoir été opéré, et je n’ai pourtant eu aucun mal à transporter ces objectifs. Je pense donc qu’ils conviendront à un large éventail de personnes, quel que soit leur âge et leur niveau. Vous n’avez pas besoin d’être un bodybuilder pour les prises de vues à la main, et vous pouvez donc probablement vous passer de trépied. Vous pouvez vous enfoncer plus loin au cœur de la nature tout en gardant de la place pour d’autres éléments importants comme des vêtements de rechange ou du matériel de randonnée. Je crois vraiment que ces objectifs toucheront un large public, et ils le méritent amplement. Ils conviennent aussi bien aux débutants qu’aux passionnés et aux professionnels. Il me les faut !

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