homme assis au sommet d’un immeuble au crépuscule

Les secrets de la ville

Jeroen van Dam

Paris, plongée dans l’heure bleue, allume peu à peu ses lumières à l’approche de l’obscurité, tandis que le photographe Jeroen van Dam essaie son Sony Alpha 7R III sur un couple qui contemple la façade illuminée d’une tour d’horloge historique. On se croirait presque dans une scène urbaine ordinaire, et pourtant : Jeroen, perché sur une saillie, des dizaines de mètres au-dessus de la rue, vise le couple positionné sur le toit abrupt d’un bâtiment en contrebas. Mais comment ont-ils bien pu arriver là ?

couple admirant une énorme horloge de nuit

© Jeroen van Dam | Sony α7R III + FE 16-35mm f/2.8 GM | 2.0s @ f/9.0, ISO 160

Fort de son expérience en architecture et en urbanisme et fan des paysages urbains des films de science-fiction et d’action, Jeroen a l’habitude de ce genre d’images. « À mes débuts en photographie il y a six ans, les villes se sont imposées comme un choix logique », explique-t-il. « Je cherche toujours à découvrir la face “cachée” de la ville, que l’on trouve sur les toits, dans les tunnels et les bâtiments abandonnés. En somme, des endroits magiques auxquels la plupart des gens n’ont pas accès lorsqu’ils se rendent au travail ou vont faire des courses. »

Inscrits dans sa quête de scènes époustouflantes, les derniers projets de Jeroen mêlent les paysages urbains à ce qu’il appelle une « vie nocturne secrète ». Selon lui, ces projets « permettent d’explorer et de redécouvrir notre monde urbain, et de montrer une version différente de la ville. Dans cette optique, je travaille avec de jeunes gens assez courageux pour plonger dans les recoins les plus oubliés. Je les intègre aux scènes, ce qui ajoute toujours une nouvelle dimension. Leur présence, qui peut paraître en décalage avec ces immenses décors, nous amène aussi à remettre en question notre rapport à la ville. »

homme contemplant la tour eiffel illuminée en pleine nuit

© Jeroen van Dam | Sony α7R III + FE 12-24mm f/4 G | 0.6s @ f/6.3, ISO 640

Jeroen préfère prendre des photos de nuit. En effet, « les lumières artificielles ajoutent de la profondeur, de la texture et des couleurs vibrantes à la ville. J’aime aussi travailler pendant l’heure bleue, quand ces lumières se mélangent aux dernières lueurs du jour », explique-t-il. « J’utilise le mode priorité à l’ouverture, généralement autour de f/9 et f/11, pour être sûr d’obtenir une scène entièrement nette. Un trépied s’impose donc également », ajoute-t-il.

Ainsi, Jeroen affirme que la qualité d’image de son Sony Alpha 7R III représente un outil à part entière, tout comme sa plage dynamique. « Puisque ces photos demandent du temps, je cherche un appareil photo qui couvre la moitié des efforts que j’investis. Les modèles haute résolution de Sony me permettent de réaliser de grandes impressions, mais aussi de procéder à un recadrage important sur l’image d’origine afin de peaufiner la composition. L’équilibre entre lumière naturelle et lumière artificielle pose également son lot de défis, mais le Sony Alpha 7R III et son format de fichier raw facilitent la fixation de l’exposition et la conservation des ombres ou des détails dont j’ai besoin dans Lightroom. »

cathédrale gigantesque illuminée en pleine nuit

© Jeroen van Dam | Sony α7R III + FE 16-35mm f/2.8 GM | 30s @ f/9.0, ISO 200

Mais alors, de quelle autre technique dispose-t-on pour donner à des sujets ordinaires un aspect si théâtral ? D’après Jeroen, la réponse la plus évidente tient en un mot : hauteur. « Vus de plus haut ou de plus bas, les lieux les plus familiers deviennent extraordinaires », nous confie-t-il. « La première étape consiste donc à placer l’appareil à un autre niveau que celui des yeux. » Bien sûr, le travail de Jeroen va un peu plus loin. Il explore les plus grands édifices pour trouver les angles qu’il veut. « La clé réside toujours dans le meilleur choix de composition », poursuit-il, « ainsi que dans les lignes de fuite ou les perspectives qui mettent en valeur le bâtiment sur un tiers de l’image. Il arrive qu’une telle vue soit disponible à mi-hauteur, à un endroit qui fait encore partie du paysage urbain et qui ne relève pas de la vue aérienne. »

Tous ceux qui ont monté les marches d’un gratte-ciel s’accorderont pour dire que la taille et le poids du Sony Alpha 7R III représentent un grand avantage, comme c’est le cas pour d’autres objectifs et appareils photo hybrides plein format de la gamme Alpha. « Comme on peut s’en douter, ces lieux ne sont pas toujours faciles d’accès », plaisante Jeroen. « Il m’arrive de devoir transporter mon équipement pendant des heures, parfois en montant 40 étages, alors j’ai besoin d’un matériel à la fois petit, léger et puissant. Tout doit pouvoir rentrer dans mon sac à dos. Les appareils Sony sont les seuls à remplir ce critère avec ce niveau de qualité. »

vue aérienne d’une ville de nuit

© Jeroen van Dam | Sony α7R III + FE 12-24mm f/4 G | 2.5s @ f/8.0, ISO 100

« En raison de sa netteté incroyable à tous les degrés d’ouverture, l’objectif FE 16-35 mm f/2.8 GM est mon premier choix dans la plupart des cas », déclare-t-il. « Ses distances focales ultra grand angle jouent également un rôle central pour capturer une grande partie des ensembles architecturaux et des toits. Par ailleurs, les objectifs ultra-larges augmentent la profondeur, une fonction capable de souligner la taille ou la hauteur des bâtiments si on l’utilise correctement. Certaines photos, comme celle du Gazomètre de Vienne, demandent une vue encore plus étendue, mais ces objectifs préviennent tellement toute distorsion que je peux facilement prendre deux ou trois clichés, puis les associer plus tard. »

vue depuis le toit d’un immeuble circulaire

© Jeroen van Dam | Sony α7R III + FE 12-24mm f/4 G | 25s @ f/9.0, ISO 320

Selon Jeroen, que lui a appris son approche de la photographie urbaine ? « Beaucoup de choses, en fait », répond-il avec un sourire. « Pour commencer, il faut toujours essayer de trouver des angles et des lieux inhabituels. Pensez à ce que voient la plupart des gens, puis adoptez un point de vue différent. Votre perspective changera et vos photos gagneront en originalité. » Mais encore ? « J’ai réalisé que le défi lié à la recherche et à l’accès à ces fantastiques sites urbains fait partie intégrante du plaisir que je ressens », conclut-il. « Il est indispensable de se lancer dans l’aventure pour en faire l’expérience soi-même. »

 

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