Pendant 40 jours, nous avons voyagé à travers six pays - le Qatar, la Nouvelle-Zélande, l’Australie, l’Indonésie, Singapour et le Vietnam - accompagnés du trio G Master II : le FE 16-35mm f/2.8 GM II, le FE 24-70mm f/2.8 GM II et le FE 70-200mm f/2.8 GM OSS II, tous utilisés avec l’Alpha 7R V. Notre périple avait principalement pour but de nous détendre et nous ressourcer après une saison intense. Nous avons sillonné en road trip les deux îles de Nouvelle-Zélande pendant près de 20 jours, exploré Sydney et Melbourne - où j’ai également dirigé un atelier en individuel - poursuivi notre périple à travers Bali et Singapour, pour terminer au Vietnam. Le spectacle défilait devant nos yeux constamment : paysages, faune sauvage, évènements culturels, portraits de gens…Parmi ces trois modèles, le FE 70-200mm f/2.8 GM OSS II est celui qui a redéfini ma façon d’appréhender la distance.
Déplacements sans contrainte Sur de longues distances, le poids est un facteur clé. Le 70-200 mm est remarquablement léger pour un zoom téléobjectif rapide. Après des jours passés à transporter du matériel à travers villes, sentiers de montagne et chemins côtiers, cet équilibre fait une réelle différence. Je l’ai laissé fixé plus longtemps et je pouvais réagir plus rapidement, sans hésiter. Associé à l’Alpha 7R V, la prise en main m’a paru très naturelle et très stable.
Rapidité et fiabilité Les performances de la mise au point automatique se sont avérées impressionnantes en toutes circonstances. L’alliance du FE 70-200mm f/2.8 GM OSS II et de l’Alpha 7R V m’a permis de capturer les sujets en toute confiance et rapidité. La mise au point automatique Eye AF a très bien fonctionné, qu’il s’agisse de photographier la faune sauvage à distance ou de réaliser des portraits spontanés dans des rues animées. En voyage, les instants sont rarement reproductibles, cette fiabilité est donc essentielle.
La puissance de la compression La force déterminante d’un objectif 70-200 mm réside dans la compression. En Nouvelle-Zélande, j’ai utilisé 200 mm pour comprimer des chaînes de montagnes lointaines en couches d’ombre et de lumière. Des scènes qui semblaient immenses à des distances focales plus larges sont devenues structurées et intentionnelles. Un moment inoubliable s’est produit lors d’un petit vol en avion au-dessus de Milford Sound sur le chemin du retour à Queenstown. D’en haut, les fjords, les chutes d’eau et les nuages flottants créaient une profondeur spectaculaire. Avec le FE 70-200mm f/2.8 GM OSS II, j’ai isolé des fragments du paysage en plein vol : lumière sur une crête, ombre creusant dans une vallée, terrain superposé formant des couches naturelles. De l’air, la compression transformait l’échelle en structure.
Dans un village vietnamien spécialisé dans la fabrication d’encens, au milieu de bottes d’un rouge vif disposées en motifs répétitifs, j’ai photographié ma femme à des distances focales plus longues. L’objectif l’a isolée tout en préservant l’atmosphère. L’arrière-plan s’est simplifié sans disparaître, et la profondeur semblait maîtrisée plutôt qu’exagérée. La compression ne se contente pas de rapprocher des éléments éloignés, elle organise l’espace.
Élargir le champ de vision avec le mode recadrage Le capteur 61 MP de l’Alpha 7R V m’a procuré davantage de flexibilité. J’ai attribué le mode de recadrage APS-C à une touche personnalisée. D’une simple pression, je pouvais passer à un champ de vision plus étroit. Techniquement, cela utilise une partie centrale plus petite du capteur, produisant environ 26 mégapixels - ce qui reste largement suffisant pour un rendu haute résolution. En pratique, cela a effectivement permis d’étendre le champ de vision de 200 mm plus près de 300 mm sans besoin de changer d’objectif. Pour la faune et les détails éloignés, cette portée instantanée s’est avérée inestimable.
Stable, même en mouvement Tout au long du voyage, j’ai capturé des photos et de courts clips vidéo. Même à main levée à des distances focales plus longues, l’association du stabilisateur optique SteadyShot dans l’objectif à la stabilisation intégrée au boîtier de l’Alpha 7R V a permis d’obtenir des résultats stables et exploitables. Faire une vidéo au téléobjectif tout en voyageant léger s’est avéré tout à fait réalisable, sans compromis.
Sous le ciel nocturne Pour l’astrophotographie, le FE 14mm f/1.8 GM est mon objectif de prédilection, mais un soir près du lac Moke en Nouvelle-Zélande, j’ai décidé d’utiliser le FE 70-200mm f/2.8 GM OSS II pour capturer les nuages de Magellan de plus près. La perspective du téléobjectif a isolé les formations sur le fond noir du ciel, révélant une structure et une clarté insoupçonnées. Une belle démonstration que cet objectif dépasse largement les attentes habituelles.
Voir autrement Au cours de ce voyage de 40 jours à travers six pays, le FE 70-200mm f/2.8 GM OSS II s’est avéré rapide, léger et fiable. Il a su traiter avec une qualité constante les paysages, la faune sauvage, les portraits et les vidéos réalisées à main levée. Mais ce qui m’a le plus marqué, c’est la façon dont il invite à la patience. À des distances focales plus longues, on recule naturellement. On observe davantage. On attend l’alignement de la lumière, du geste, de la forme… Qu’il s’agisse de comprimer des montagnes au-dessus de Milford Sound, d’isoler les couleurs au Vietnam ou d’étendre la portée grâce au mode recadrage, l’objectif récompensait systématiquement cette approche. Cela ne m’a pas rapproché. Il ne m’a pas poussé à me rapprocher, il m’a aidé à cadrer avec intention. Et dans ce périple, c’est ce qui a fait toute la différence.