Mise au point de l’image

Marian Sterea | Le grand chapeau noir

Pour cette photo, l’inspiration m’est venue de la mode française des années 1960. Je voulais créer une image au minimalisme contrôlé, qui mette en valeur la féminité du sujet.

J’ai pris cette photo dans mon studio de Constanta. Le modèle est en fait une maquilleuse avec qui j’ai déjà travaillé et qui avait exactement l’apparence que je recherchais pour cette image. Nous avons choisi un col roulé noir simple, élégant et soigné, agrémenté d’un immense chapeau noir à large bord que nous avons fait faire exprès pour cette séance. Je savais que cette tenue allait accentuer ses traits et convenir parfaitement au résultat final.

L’autre élément clé du cliché réside dans la couleur du fond. Je voulais un ton qui vienne compléter sa couleur de peau et attire l’attention sur elle. D’où mon choix d’un dégradé de bleu, que j’ai créé à l’aide d’une petite Dedolight recouverte d’un filtre CTB (Colour Temperature Blue). L’utilisation de lumières constantes plutôt que d’un flash m’a permis de visualiser l’image finale au cours du travail. J’ai commencé par éclairer l’arrière-plan, avant de créer le dégradé et la silhouette du modèle. Ensuite, j’ai choisi un réflecteur pour la Dedolight qui atténue la lumière sur son visage. Je devais m’assurer que la partie du chemisier située sur le cou soit suffisamment éclairée, afin de marquer une séparation avec le chapeau.

portrait d’une femme portant un grand chapeau noir

© Marian Sterea | Sony α1 + FE 55mm f/1.8 ZA | 1/200s @ f/1.8, ISO 500

Une fois la tenue et l’éclairage en place, il fallait positionner le modèle. Je lui ai demandé de poser comme les figures de mode des années 1960, en laissant toutes les lignes et les ombres créées par le grand chapeau attirer le regard directement sur son visage.

J’ai pris ce cliché avec le Sony Alpha 1 et l’objectif Zeiss Sonnar T* 55 mm f/1.8 ZA. J’ai réglé l’ouverture à f/1.8 pour créer une profondeur de champ qui fasse de ses yeux le point le plus net de l’image. Pour me faciliter la tâche, j’ai eu recours à la fonction Eye AF de l’Alpha 1, qui m’a permis de me concentrer sur les indications à donner au sujet pour atteindre la bonne pose et la bonne expression, au lieu de m’inquiéter sans cesse de la mise au point.

Pour m’assurer d’obtenir l’image souhaitée, j’ai utilisé une prise de vue en rafale de deux ou trois clichés. Je donnais ensuite d’autres instructions au modèle avant de recommencer. Grâce à la mise au point automatique Eye AF, je savais que toutes les photos allaient être nettes et que je pourrais choisir celle qui me plairait le plus. Cela m’a évité d’avoir à vérifier que les yeux ressortaient aussi nets que je le voulais.

En raison de l’éclairage et des réglages de l’appareil photo, le cliché final n’a pas eu besoin d’un traitement très poussé. J’ai utilisé Capture One et Adobe Photoshop pour corriger quelques petits défauts et lisser légèrement la peau. L’ensemble du processus d’édition a duré moins de 10 minutes.

Marian Sterea

Marian Sterea | Romania

« Plus qu'un simple témoin qui immortalise chaque petite bribe de bonheur sans jugement aucun, le photographe de mariage est un conteur d'histoires. »

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